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Question du dernier Quizlet: En quelle année Anna Anderson est-elle morte?
Résultats :
Sur 2080 réponses,
15% 1917 c'est la révolution
9% 1968 elle s'installe aux USA
14% 1969 mort de Gleb Botkine
47% 1984, le 12 février (oui)
8% 1996 les restes de la famille impériale auraient dû être ramenés à St-Petersbourg
6% 1998 enterrement de la famille impériale


Cette page a été visitée fois depuis le 19 février 1998.

Webmaster : fairyjo

  

 


MYTHE    OU    REALITE    ?

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Le Mythe   Conclusion

LA   REALITE

1. Les révolutions russes de 1917
et la chute du tsarisme

   En 1917, l'Etat russe est en plein dans la premiere guerre mondiale. Le tsar Nicolas II, très patriote, espère vraiment gagner cette guerre, mais les troupes militaires ne lui donnent pas satisfaction car elles n'en ont pas les moyens, elles sont mal préparées. Certains milieux attribuent les défaites au tsar et le régime s'effondre en février 1917 sous la poussée populaire.

Mais de quoi a-t-il l'air ce tsar Nicolas II ?

   Du 23 au 27 février 1917, les grèves et les manifestations populaires se succèdent, les femmes et les ouvriers réclament du pain, la paix et la liberté, ils veulent mettre à bas l'autocratie. Nicolas Romanov avait instauré la Douma en 1905, mais ne lui confiait aucun pouvoir. Dès le 25 février la grève est générale et le tsar est enfin averti des événements à son quartier général, sa réponse fut brève et claire, il fallait mettre fin immédiatement à ces désordres intolérables en ce moment difficile de la guerre contre l'Autriche et l'Allemagne, la police devait faire feu sur les manifestants et ceux qui résistaient seraient envoyés au front. Le 27 février, on se rendit compte dans les casernes que les soldats avaient fraternisé avec la foule et refusaient de tirer sur elle. Ils se rebellèrent et se mutinèrent, les officiers essayant de rétablir la discipline furent tués, les soldats apportent à la révolution le soutien de leurs armes, mais les émeutiers n'ont ni chef ni plan. Le Conseil des ministres se réunit et réclame l'instauration d'une dictature provisoire sous la régence du grand-duc Michel, le frère de Nicolas, mais le tsar refuse. Le 27 février encore, le Soviet de Petrograd, c'est-à-dire de Saint-Petersbourg, composé d'ouvriers et de soldats se forme spontanément, sa négociation avec la Douma aboutit à un premier gouvernement provisoire. Il souhaite continuer la guerre et conduire le pays vers un régime parlementaire, mais il n'est pas soutenu par la population qui veut une paix immédiate, la terre aux paysans et les usines aux ouvriers.

L'écusson de la dynastie Romanov.

   Le 28 février, le tsar revient à Tsarskoie Selo où l'attendent, malades et inquiets, sa femme Alexandra Feodorovna et ses cinq enfants, Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et le tsarevitch Alexis. Le lendemain la Douma décide de faire abdiquer Nicolas de gré ou de force en faveur de son fils sous la régence de Michel, ce que le peuple et les troupes sur le front réclamaient aussi. Pour Nicolas l'autocratie va de soi, mais il est incapable de la défendre, le 2 mars il abdique avec calme, pas en faveur de son fils, mais en faveur de son frère Michel. Il ne veut pour rien au monde être séparé d'Alexis déjà très faible à cause de son hémophilie. Le grand-duc Michel refuse la couronne et décide d'attendre que le gouvernement exprime la volonté du peuple sur la question monarchique, c'est tout décidé le peuple n'en veut plus. Ainsi Michel met donc fin à une dynastie qui avait régné pendant plus de trois cents ans.

Beaucoup de malheurs sont attribués à Raspoutine.

   En octobre Lénine donne tout le pouvoir au Soviet de Petrograd qui doit organiser le soulèvement avec les bolcheviks. Le 24 octobre, les gardes rouges s'emparent des points stratégiques de la capitale : la poste principale, les ponts, les réserves de munitions et les imprimeries. Les bolcheviks ont le pouvoir et donnent au peuple ce qu'il demande : la terre et la paix.

2. Tsarskoie Selo et Tobolsk

   L'hostilité populaire envers la famille impériale est sans doute violente à ce moment et c'est pourquoi elle est pratiquement séquestrée à Tsarskoie Selo pour les protéger de la population. Tsarskoie Selo signifie "le petit village du tsar". L'ambassade d'Angleterre décide de donner asile à l'ex-tsar et à sa famille sur la demande de Kerenski, mais le gouvernement refuse de laisser partir Nicolas.

Deux photos de famille.

   Le Docteur Botkine et ses enfants sont détenus à Tsarskoie Selo avec la famille impériale russe ainsi que quelques fidèles domestiques, comme Anna Vyroubova, la dame de compagnie préférée d'Alexandra et Pierre Gilliard, le précepteur des enfants Romanov. Tous sont retenus prisonniers, sauf les enfants du Docteur Botkine; la garde bolchevique ne les quitte pas une seconde et ils n'ont plus aucune intimité, et pas de liberté dans leur propre maison. On leur donne un bout de jardin à cultiver pour les occuper, et c'est tout ce que Nicolas avait toujours souhaité pour lui et sa famille; il n'avait jamais voulu être tsar, il n'était pas prêt le jour où son père, Alexandre III, est mort.

   Libérée de la censure, la presse excitait la haine publique contre le tsar et la tsarine. Saint-Petersbourg était devenu le centre des luttes politiques. Déjà depuis avril Lénine s'imposait en Russie, il apparaissait nettement que tout meneur pouvait entraîner les foules dans n'importe quel projet extrème, et le gouvernement provisoire conclut en juillet à la nécessité d'écarter les Romanov de la capitale. Pour des raisons de sécurité, une petite ville paisible de Sibérie, Tobolsk fut choisie, parce que loin de l'agitation politique et non-bolchevique.

Alexis, Alexandra et Nicolas.

   Durant plusieurs mois, la famille impériale y vit rudement, certes, mais dans un relatif sentiment de sécurité. Devenus des citoyens ordinaires dont le sort ne préoccupe guère la société, les Romanov croient un temps à une possible délivrance. Ils ont droit à une promenade par jour et à la visite d'un prètre. Il n'y a plus avec eux que les plus proches valets et dames de compagnie de la famille. Le Docteur Botkine a un droit de visite journalier, il doit veiller sur la santé d'Alexandra, mais surtout sur Alexis qui a très souvent des crises d'hémophilie car il aime beaucoup jouer avec ses soeurs et se blesse malgré leurs précautions.

   Comme les bolcheviks n'ont plus de pouvoir sur la famille de Nicolas, ils décident en avril 1918 de la transférer à Ekaterinbourg.

3. Ekaterinbourg, le massacre

Les grandes-duchesses lors d'une scéance photo.

   Le 30 avril l'ex-tsar Nicolas II, l'ex-tsarine Alexandra Feodorovna et l'ex-grande-duchesse Maria Nicolaievna arrivent à la maison à destination spéciale, la maison Ipatiev. Alexis étant intransportable à cause d'une crise d'hémophilie, Alexandra l'avait confié à Tatiana, la plus raisonnable et la plus forte, Olga et Anastasia avaient voulu rester avec lui aussi. Trois semaines plus tard elles sont aussi dans la maison Ipatiev avec le Docteur Botkine, les Romanov n'en sortiront jamais plus, ils seront tués ainsi que le Docteur et les trois derniers serviteurs.

   Une palissade de trois mètres de haut les coupe du monde extérieur, les gardes sont partout, la famille et les domestiques sont entassés dans trois chambres. Les fenêtres ont été passées à la chaux pour empécher les curieux de regarder à l'intérieur, des mitraillettes sont installées dans le grenier et le jardin, la maison Ipatiev est une véritable forteresse.

   Personne n'a le droit d'aller aux toilettes sans la permission des gardes, les femmes doivent être accompagnées et les gardes sont très contents d'humilier ainsi les grandes-duchesses et leur mère. La famille n'a plus droit qu'à cinq minutes de promenade par jour et est très mal nourrie, en apprenant cela les religieuses du couvent de la ville réussissent à obtenir la permission d'apporter de temps en temps du lait, des oeufs et de la viande. Seul un prêtre vient le dimanche pour célébrer le culte orthodoxe.

   Nicolas a cinquante ans, et toutes les grandes-duchesses fêtent leurs anniversaires dans la première moitié de l'été 1918, Olga a 23 ans, Tatiana 21, Maria 19 et Anastasia 17 le 18 juin. Alexis a 14 ans, il reste alité toute la journée, il est très malade et faible.

   Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, comme les troupes anticommunistes se rapprochaient de plus en plus de la ville, les Romanov, le Docteur Botkine et les trois domestiques sont réveillés vers deux heures du matin et emmenés dans la cave de la maison Ipatiev. Selon les livres d'histoire, c'est cette nuit-là que les Romanov disparurent de la surface de la terre. On leur annonça qu'ils allaient être exécutés, et la fusillade commença. Le détachement de la Tcheka les abattit d'un bloc, et acheva à coups de baionnettes ceux qui bougeaient encore. Quelques jours plus tard, une dizaine de membres de la famille subirent le même sort.

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La Réalité   Conclusion   Haut de la page

LE   MYTHE

4. Sauvée, le voyage

   Cette nuit-là, Alexandre Tchaikovsky, un soldat Rouge qui aurait fait partie des gardes de la maison Ipatiev, est appelé pour transporter les cadavres. Il transporte Anastasia et remarque que son coeur bat encore, elle s'était cachée derrière Tatiana. Il prend pitié et la cache derrière la chaise roulante du tsarevitch dans le couloir. Personne ne compte les cadavres entassés dans le camion et quand celui-ci démarre, Alexandre et Serge, son frère, parviennent à sortir la blessée inconsciente et l'emmènent chez eux dans une charrette de foin.

Une des dernière photo prise avant la révolution.

   La famille d'Alexandre est polonaise, sa soeur s'occupe d'Anastasia et trouve dans son corset des bijoux qui, ils l'espèrent, leur permettront de rejoindre leur pays. Ils chargent leurs biens dans leur charrette, y cachent Anastasia qu'Alexandre ne veut pas abandonner, et se mettent en route.

   Tout au long du voyage, ils passent par les petits chemins, traversent l'Ukraine puis le fleuve Dniepr grâce au Lieutenant Hassenstein qui était en service de nuit et passent à Nicolaiev. Anastasia délire, la fièvre ne tombe pas et elle fait le voyage pratiquement sans connaissance. Ils trouvent refuge dans un couvent au bord du Dniestr où les soeurs prennent soin d'Anastasia et elle se réveille. Mais les gardes rouges sont prêts à prendre le monastère d'assaut et Anastasia traverse le Dniestr avec les Tchaikovsky.

   Ils se rendent à Kishinev, en Roumanie, où Alexandre la viole, elle se sent souillée et la fièvre reprend. On est en plein hiver, la soeur et la mère d'Alexandre doivent l'emballer dans un drap et la couvrir de neige pour faire baisser la température, deux heures plus tard elle délire à nouveau, heureusement qu'à 17 ans elle est très résistante. Les Tchaikovsky l'emmènent à Bucarest et veulent qu'elle écrive à la reine Marie de Roumanie pour demander sa protection, mais la grande-duchesse refuse. Elle est enceinte et Alexandre l'épouse juste avant la naissance de leur fils; cet enfant fruit d'un viol, Anastasia le hait dès le début.

   Quand Alexandre meurt lors d'une agression, Anastasia se sent libérée. Elle abandonne son fils dans un orphelinat de Bucarest et part avec Serge pour Berlin. Ils doivent faire de longues marches dans la neige pour éviter les postes frontières, ils arrivent à Berlin épuisés et Anastasia y perd de vue Serge. Elle ne se sent plus la force de retrouver sa parenté et ne songe plus qu'à mettre fin à ses jours.

5. Mademoiselle Unbekannt

   "Hier soir, à 21 heures, une jeune fille d'environ vingt ans a sauté dans le canal Landwehr dans l'intention de se suicider. Elle a été sauvée par un sergent de la police et admise à l'hôpital Elizabeth. Elle n'avait sur elle ni papiers ni argent et elle a refusé de faire aucune déclaration sur elle-même." Rapport de la police berlinoise, 18 février 1920. Comme elle refuse de parler et de s'identifier, on la met en observation à l'asile psychiatrique de Dalldorf. Elle y reste deux ans, entourée de malades mentaux, refusant de se laisser photographier ainsi que toute conversation, repliée sur elle même, elle s'exile volontairement de la réalité.

   Fin janvier 1922, Clara Peuthert sort de l'asile d'aliéné de Dalldorf et va voir un officier tsariste pour lui annoncer qu'elle croit avoir reconnu Tatiana en la personne d'une internée, mais les infirmières pensent que c'est Anastasia. En mars, après la visite de plusieurs personne reconnaissant ou non Tatiana, Anastasia va vivre chez les von Kleist, elle y dévoile son prénom. Le commissaire Gruenberg l'héberge aussi, il s'était intéressé à elle avant son internement. Anastasia est hospitalisée en 1925 pour un abcès tuberculeux et Harriet von Rathlef s'occupe d'elle, une de ses amies, Amy Smith, essaie d'intéresser le grand-duc Ernst Ludwig von Hessen, l'oncle d'Anastasia, à la malade inconnue. Mais le grand-duc ne peut la reconnaître car elle vient de dévoiler un secret d'Etat : il s'était rendu en Russie en 1916 pour essayer de conclure une paix séparée, mais ne peut l'admettre publiquement, il serait pris pour un traître.

Allez comparer Anastasia et Anna Anderson à 15 ans de différence.

   Anastasia est opérée de sa tumeur, le précepteur Gilliard ne la reconnaît pas. Le prince Waldemar du Danemark demande à son ambassadeur de Berlin, Helruf Zahle, de mener l'enquête sur Anastasia; il croit en Anastasia. En 1926, la maison des Romanov commence une série de conférences contre Anastasia. On la place en convalescence à Stillachhauss dans les Alpes, là elle reçoit la visite de Tatiana Botkine, la fille du Docteur est une des dernières personnes à avoir vu la famille Romanov en exil à Toblosk. Tatiana reconnaît aussitôt la grande-duchesse et dès cet instant elle prendra contact avec toutes ses connaissances en rapport direct ou indirect avec la famille impériale pour les intéresser à son cas. Elle dit l'avoir reconnue grâce à des détails que son père lui racontait sur la famille et que, à part elle, seules les personnes massacrées pouvaient connaître car ils n'avaient jamais été publiés.

6. La prétendante exclue

   Tatiana rencontre le grand-duc Andrei Vladimirovitch en octobre 1916, il ne peut se prononcer, mais demande une enquête, il veut rester neutre et ne pas rencontrer la malade avant d'avoir une preuve formelle de son identité. Harriet von Rathlef remet ses mémoires à la presse croyant aider Anastasia, mais celle-ci se voit traquée par les journalistes, redevient agressive et risque l'expulsion par la police qui se trouve sous la pression des von Hessen. En 1927, les mémoires sont publiées dans un journal à scandale, le "Berliner Nachtausgabe", et Tatiana doit accompagner Anastasia chez le duc Gui-Gui von Leuchtenberg dans son château de Seeon pour la mettre en sécurité. On lui promet la tranquillité, mais le duc fait venir beaucoup de gens de l'ancienne cour de Russie pour identifier Anastasia et elle se replie encore une fois sur elle-même.

   Le journal affirme que la malade inconnue n'est qu'une ouvrière polonaise nommée Franziska Schanzkowska, et organise une entrevue avec Doris Wingender, l'ancienne logeuse de Franziska, elle dit la reconnaître. En mai 1927, Gleb Botkine, le frère de Tatiana arrive des Etats-Unis à Seeon et reconnaît Anastasia. Elle doit encore supporter une confrontation avec le frère de Franziska, qui avoue ne jamais avoir vu cette dame et qu'elle a de trop belles manières pour être sa soeur.

   A cause de l'obstination d'Anastasia de ne plus parler le russe, la langue de ceux qui ont assassiné sa famille, nombre de parents ne la reconnaîtront pas, pourtant elle délire en russe et le comprend très bien. Avec toutes ces visites, son équilibre mental se dégrade, elle prend la presse et les questions en haine. Fin 1927, elle est confrontée au capitaine Felix Dassel qui avait bien connu les grandes-duchesses pendant la guerre, il la reconnaît formellement. Le duc Gui-Gui von Leuchtenberg met fin au scandale de la presse en révélant que le rédacteur en chef a avoué avoir été payé vingt mille marks par la Cour de Darmstadt.

   Début 1928 Anastasia quitte Seeon qui devient dangereux pour elle et répond à l'invitation d'une cousine, Xenia Leeds, qui l'invite chez elle à New-York; sa cabine sur un paquebot luxueux est réservée et en février elle est accueille par Annie Jennings à Park Avenue, en l'absence de Xenia qui est en croisière. Celle-ci la montre comme une b&ecric;te curieuse dans toutes soirées qu'elle organise et quand Xenia revient, Anastasia est contente de retrouver la vie paisible que lui promettait sa cousine.

7. La justice des hommes

   Le 9 août 1928, le jour du dixième anniversaire de la mort de Nicolas II (correspond au 17 juillet car en 1918 le calendrier russe avait 23 jours de retard sur le calendrier occidental), Anastasia quitte Xenia et, sur les conseils de Gleb, revendique l'héritage de son père. Elle engage pour avocat Edward Fallows et va habiter à l'hôtel sous le nom d'Anna Anderson pour brouiller les pistes des journalistes, la presse l'appellera ainsi jusqu'à la fin de sa vie.

   En octobre meurt la tsarine douairière Maria Feodorovna, grand-mère d'Anastasia, la maison Romanov en profite pour faire paraître une déclaration où douze membres de la famille déclarent qu'Anna Anderson n'est pas Anastasia Nicolaievna, fille du dernier tsar de toutes les Russies. En réponse Gleb accuse la soeur de Nicolas, la grande-duchesse Xenia, de mensonge. On sait que la Cour de Darmstadt refuse de reconnaître Anastasia pour des questions d'héritage. Le grand-duc Andrei se retire de l'affaire, il ne veut pas que son nom soit associé à des histoires d'argent.

Juste un coup d'oeil à l'avocat Edward Fallows.

   En 1929, Anastasia se brouille avec Gleb et retourne chez Annie Jennings, Gleb fonde la "Grandanor Corporation" formée avec les premières lettes de "grande-duchesse Anastasia Nicolaievna of Russia". En 1930 elle se brouille avec Fallows et commence à se révolter contre l'amitié trop pesante de Miss Jennings, elle retrouve son agressivité et étrangle le perroquet que Xenia lui avait rapporté de sa croisière aux Indes. Annie ne peut plus la tenir et est obligée de la faire interner. La pression allemande réussit à ramener Anastasia en Allemagne où elle est internée à Hanovre dans une maison de santé pour personnes aisées, elle est reconnue saine d'esprit.

   Anastasia réengage Fallows et profite de l'hospitalité des plus grandes familles d'Allemagne. En 1937, les possessions des Romanov sont distribuées aux héritiers, elle attaque le certificat d'héritage défendue par deux maîtres du barreau allemand choisis par Fallows qui meurt ruiné en 1939 alors qu'Anastasia est déboutée. La procédure d'appel est interrompue par la guerre, elle doit quitter la zone d'occupation russe et s'installer en Forêt Noire où le prince de Saxe-Altenbourg lui achète une baraque. Anastasia est de nouveau déboutée en 1957 et ses avocats intentent une action en reconnaissance d'identité, la Haute Cour de Hambourg conclut qu'il est impossible d'affirmer qu'elle est ce qu'elle prétend, mais qu'il n'y a aucune preuve valable du contraire non-plus.

8. La fin d'Anna Anderson

   Après une alerte cardiaque, Anastasia décide d'émigrer aux Etats-Unis, elle arrive à Charlottsville en Virginie le 14 juillet 1968. Elle y épouse John Manahan qui lui donne ainsi la nationalité américaine et une vraie maison. Elle vit entourée de sa seule passion, les chats.

Mrs Manahan.

   En 1969 Gleb Botkine meurt et en 1970 le verdict du procès en cassation tombe, il déclare "non-liquet", c'est-à-dire ne satisfaisant aucune des deux parties.

   Le 12 février 1984 meurt Mrs Manahan, alias Anastasia Nicolaievna, grande-duchesse de Russie, alias Mme Tchaikovskaia, alias Mme Anderson, la plus grande mystificatrice du siècle.

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CONCLUSION

9. La vérité sur le massacre de la maison Ipatiev

L'endroit du massacre.

"Belsatzar ward in selbiger Nacht
Von seinen Knechten umgebracht."

   C'est l'inscription que trouva Sokolov sur un des murs de la cave de la maison Ipatiev, elle veut dire : Dans la même nuit, Balthazar fut assassiné par ses esclaves. Cette phrase d'un poême de Heine, hanta pendant plus de septante ans la mémoire des Russes. Ils ne voulaient pas croire au massacre décrit dans l'enquête de Sokolov et pensaient que la famille impériale avait survécu : pas de corps, pas de meurtre. De plus des enfants rescapés étaient apparus et revendiquaient leur part d'histoire.

   En juillet 1989, le professeur Riabov retrouve les restes des ossements des Romanov sous une route et en 1991 les recherches officielles commencent. Une surprise attend les archéologues, il n'y a que neuf cadavres, il en manque deux, ceux d'Anastasia et d'Alexis.

   Des échantillons des squelettes sont envoyés en Angleterre pour que l'ADN soit analysé. Cinq des échantillons forment bien une famille, on sut que c'était les Romanov grâce à l'analyse de l'ADN du sang de descendants de Nicolas et d'Alix de Hesse. Il restait encore à percer l'énigme d'Anna Anderson; en 1993 elle était morte depuis neuf ans, de plus on ne pouvait pas étudier son code génétique car elle avait été incinérée. Mais elle avait été opérée en 1979 et l'hôpital avait gardé un bout de ses intestins. Quand son ADN est examiné, les partisans d'Anastasia sont déçus, il ne correspond pas à celui de la famille impériale.

   On sait maintenant par preuve génétique qu'Anna Anderson était bien Franziska Schwanzkowska, une ouvrière polonaise. Mais on ne sait toujours pas comment elle a pu être au courant de petits faits divers sur la vie à la cour de Russie, ces détails n'ayant jamais été publiés.

   Le 25 février 1996, les restes de la famille du tsar auraient dû être ramenés et inhumés à Saint-Petersbourg, ils reposent depuis leur découverte à la morgue d'Ekaterinbourg. Mais la cérémonie a été annulée et reportée à une date indéterminée. La famille est encore sainte et l'Eglise va peut-être décider de la canoniser. En attendant, les dépouilles ne reposent pas en paix et il est vrai qu'Anna Anderson possède un dernier avantage sur la famille impériale, ses cendres reposent sous une pierre tombale marquée du nom d'Anastasia et qui veille sur son repos éternel depuis 1984.

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Ce texte est COPYRIGHT 1996 ©fairyjo


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